Les formations politiques se fédèrent autour de valeurs communes à leurs membres. En fonction de ces valeurs elles mettent en place une politique en fonction d’objectifs déterminés par les instances représentatives au sein de la formation.
Il arrive parfois qu’au sein d’une formation il y ait des divergences sur les opinions ou les objectifs à atteindre.

Aujourd’hui LREM, comme en son temps le Parti socialiste avec les Frondeurs, ont dans leurs membres des courants de pensée n’allant pas forcément dans le sens de celui d’une majorité.
Il en est de même à la FFMKR où une partie de ces adhérents et des représentants de ces adhérents n’ont pas la même vision de la prospective politique professionnelle que l’équipe qui a été mise en place par le Congrès de Cayenne.
Certains ont prononcé le mot de « dissidents » pour qualifier l’attitude de ce groupe.
Il peut-être en effet pertinent de parler de dissidents à condition de bien connaitre l’acception de ce mot mais également l’objectif de ces « dissidents ».
Un dissident peut être « une personne qui se révolte contre l’autorité politique ». Dans le cas présent, il n’en est rien puisqu’il n’a jamais été contesté du résultat des élections de Cayenne, la démocratie étant une valeur forte que personne ne conteste. La révolte n’est pas un objectif dans le cas présent.
Un dissident peut également être une personne, et par extension un groupe « qui professe une doctrine, une opinion différente de celle du plus grand nombre, surtout en matière de religion ou de politique ».

En son temps le général de Gaulle et plusieurs de ses successeurs arrivaient à supporter les personnalités fortes qui parfois, leur disaient non.
Il en résultait une richesse de débat et une qualité des actions permettant la prise en compte de toutes propositions.
Le gouvernement actuel est dans le cas d’une dissidence puisque le Président, mis à part quelques poids lourds, est essentiellement entouré de « zigoteaux et de stagiaires», les dissidents se démarquant du parti LREM.

La suprématie des réseaux sociaux est, j’en conviens, une avancée importante quant à la visibilité d’une structure. La communication par ces réseaux et par le biais de circulaires peut se résumer actuellement à une transmission d’informations du Ministère ou de la DGS, du relai de process d’hygiène en cette période de crise sur des fiches estampillées au nom de l’organisme, mais également sur le relai de décisions prises par nos tutelles (dernièrement CNAM) sans aucune négociation puisque diligenté par le Gouvernement sur un soutien à toutes les professions de santé libérales conventionnées par une simple concertation de celle-ci…

La véritable information doit être celle qui apporte une plus-value à la profession par une négociation exclusive permettant ainsi une mise en avant de la structure qui a porté cette négociation.

Dans le cadre de la crise sanitaire que nous traversons, la FFMKR a agi par anticipation quant à sa vision et sa connaissance du dossier retraite en faisant une demande à la CARPIMKO.
Cette vision a été confirmé par le Directeur général de l’UNCAM, Nicolas REVEL, puisqu’il a soustrait une aide éventuelle d’une caisse de retraite à celle de la CNAM. En effet les fonds CARPIMKO sont d’origine professionnelle alors que ceux de l’Assurance maladie comme du fonds de solidarité sont issus de la solidarité nationale.

Certains ont été dans la peur que l’Assurance maladie ne fasse pas de geste de solidarité si la CARPIMKO était sollicitée, ils sont maintenant rassurés.
La CARPIMKO, gérée en « bon père de famille », ne risque rien non plus puisque la proposition effectuée a été chiffrée et cadrée strictement dans des proportions ne mettant pas en péril les réserves stratégiques.

Depuis le mi-mars de nombreuses institutions (banques, assurances, URSSAF, Gouvernement …) ont apporté leur soutien aux différentes corporations professionnelles de la société française.
Les caisses de retraites de certaines professions également, comme celles des chirurgiens-dentistes, des sages-femmes, des avocats, etc.
Notre Ordre vient à son tour de mettre la main à la poche.

Ainsi comme au restaurant lorsque nous dégustons un bon repas ou lors d’un concert pour le rappel, le meilleur vient toujours à la fin.
En sera-t-il de même pour la CARPIMKO ?
Aurons-nous le meilleur… ou aurons-nous l’Arlésienne ?