Ceux qui lisent régulièrement les publications sur le site LKF peuvent se poser la question : pourquoi des publications de membres de la FFMKR sur un site autre que celui de la Fédération ? S’agit-il d’un groupe dissident essayant de faire exploser la FFMKR ?

Pas du tout.

Alors pourquoi ce choix de communiquer, d’émettre des avis, de lancer des alertes, des pétitions ?

Un petit retour en arrière est nécessaire. Congrès de la FFMKR en Guyane. Deux candidats à la présidence avec deux visions différentes. Un vainqueur, un vaincu. Jusque-là rien que de très normal.
Ensuite, comme dans toutes associations, tous partis politiques, tous syndicats, existent deux solutions. Soit une présidence entourée de ses seuls « supporters », soit une présidence d’ensemble, indifférente des « supporters » comme des « minoritaires ». Ce dernier choix, pour la FFMKR, avait été fait par le passé à au moins deux reprises. Il n’a pas été fait cette fois-ci. Et donc, comme dans toutes associations, partis politiques, syndicats, des tendances et des courants d’idées continuent et se font jour, car ce n’est pas parce qu’on est « minoritaire » qu’on va arrêter de penser et d’imaginer l’avenir de notre profession.
Parmi les différences envisagées plus haut, la façon de respecter ce que nos prédécesseurs ont toujours mis en avant à la FFMKR : que le président du conseil fédéral permette à ce dernier de porter la politique émise en congrès par les départements et porte les décisions prises par les élus du conseil fédéral. Cela nous parait être l’essence même de notre fédération, faisant en cela toute la différence avec, par exemple le syndicat national de MK.

En effet, que diraient les membres d’une association si leur président les avait engagés avant de leur avoir demandé leurs avis ?
Que diraient des conseillers municipaux devant se positionner sur un projet déjà entériné par le maire et publié par voie de presse à l’ensemble de ses administrés deux jours avant le vote ?
Le Président de la République ne peut appliquer une loi que si elle a été votée par le parlement.

On voit bien que quel que soit l’échelon dans la société, le respect de la démocratie est, d’abord et avant tout, le respect du verdict populaire.
Pour le Président de la République, une seule solution existe pour passer outre : mettre en application l’article 16 de la Constitution qui lui donne les pleins pouvoirs. Rappelons que cet article ne fut appliqué qu’une seule fois depuis la création de la Constitution du 4 octobre 1958 par le Général de Gaulle, en 1961, après le putsch des généraux en Algérie, lequel peut s’analyser comme un coup d’État. Une utilisation exceptionnelle donc, même lorsqu’elle est permise.