A compter du 18 avril, le télé-kinésithérapie est possible à titre dérogatoire par un arrêté publié au Journal officiel.
Le kinésithérapeute peut désormais pratiquer des actes à distance, dans les conditions suivantes :

 

    • Le télé-soins doit être pratiqué par vidéotransmission, avec des outils sécurisés dont la liste est mise à jour sur le site du Ministère chargé de la santé et suivant les recommandations établies par la Haute autorité de santé.
      A titre dérogatoire, il est possible d’utiliser des outils numériques « grand public » (Whatsapp par exemple) si et seulement le patient présente les symptômes du Covid-19 ou est reconnu atteint du virus..
    • La pertinence du recours au télé-soin est déterminée par le kinésithérapeute agissant sur prescription médicale. En outre, il doit réaliser au moins un acte en présentiel avant toute utilisation de la télé-kinésithérapie.
    • La télé-kinésithérapie réalisée auprès d’un mineur (moins de 18 ans) oblige la présence, auprès de l’enfant, de l’un de ses parents ou adulte autorisé par eux.
    • La télé-kinésithérapie réalisée auprès d’un patient en perte d’autonomie oblige la présence à ses côté d’un aidant (adulte ayant capacité à remplir cette fonction).
    • Les BDK ne sont ni réalisables ni facturables en télé-kinésithérapie.
    • La télé-kinésithérapie peut se pratiquer sur les actes suivants avec les cotations suivantes :

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Ces dispositions sont applicables durant l’état d’urgence sanitaire. C’est pourquoi, la récente information de l’Assurance maladie indique que la télé-kinésithérapeute peut être pratiquée jusqu’au 24 mai 2020. Le Parlement aura prochainement à se prononcer sur la poursuite ou non de cet état d’urgence sanitaire.